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  • Lectures commentées proposées par l’équipe de La voix d’un texte, lors de la soirée d’inauguration du festival Transversales (28 janvier 2015).
    Ces lectures ont introduit la projection du film d’A. Kechiche, L’Esquive,
  • Rencontre avec Jacques Doillon, animée par les étudiants et enseignants de l’université Rennes 2, aux Champs libres (31 janvier 2015).

    Rien de moins théâtral en apparence que le cinéma de Jacques Doillon : la caméra rapprochée ne quitte pas les acteurs ; le montage abrupt évacue explications, décors et transitions inutiles. Mais le cinéma de ce grand directeur d’acteurs, qui a fait tourner des célébrités aussi bien que des non-professionnels, construit sa dramaturgie sur les corps parlants. Ses personnages, tourmentés par un désir ou par un manque qu’ils cherchent moins à exprimer qu’à théâtraliser, organisent le monde en fonction de leur passion, pour tenter de la réaliser. On saisit ainsi le jeu à l’état sauvage – hors de tout cadre institutionnel – et une théâtralité intime qui tient d’un Marivaux frénétique ou d’un Bergman ludique. Cet entretien sera l’occasion de rencontrer un grand réalisateur qui poursuit, depuis plus de quarante ans, une œuvre importante et singulière.
  • "La rencontre aura lieu autour des enjeux de notre collaboration. En effet depuis Self portrait camouflage en 2006, nous avons élaboré différents axes de travail allant de l'œuvre chorégraphique pour un espace théâtral à des dispositifs d'avantage performatifs. Il s'agit donc déplier nos procédés de fabrication au sein de cette collaboration entre une chorégraphe et une scénographe." Latifa Laâbissi

    Mêlant les genres, réfléchissant et redéfinissant les formats, le travail de Latifa Laâbissi fait entrer sur scène un hors-champ multiple ; un paysage anthropologique où se découpent des histoires, des figures et des voix. En 2001, elle crée Phasmes, pièce hantée par les fantômes de Dore Hoyer, Valeska Gert et Mary Wigman et reviendra sur la danse allemande des années 20 avec La part du rite et Ecran somnambule (2012). La mise en jeu de la voix et du visage comme véhicule d'états et d'accents minoritaires devient indissociable de l’acte dansé dans Self portrait camouflage (2006), Histoire par celui qui la raconte (2008), Loredreamsong (2010) et Autoarchive (2013).

    Nadia Lauro développe son travail dans divers contextes (danse contemporaine, architecture du paysage, mode). Elle conçoit des espaces scénarisés de nature variée (dispositifs scénographiques, costumes environnements, installations visuelles, architectures vivantes. En danse contemporaine elle collabore notamment avec les chorégraphes Vera Mantero, Benoît Lachambre, Frans Poesltra, Barbara Kraus, Latifa Laabissi et Jennifer Lacey, avec laquelle elle co-signe différents projets. Elle reçoit le prix The Bessies 2000, New York Dance and Performance. Awards pour la conception visuelle de $Shot (Lacey / Lauro / Parkins / Cornell). En 1998, elle fonde avec l’architecte Laurence Crémel, l’association Squash Cake Bureau où elle crée des aménagements paysagers et du mobilier urbain. Elle conçoit également les installations/performances Tu montes?, As Atletas et I hear voices, dans divers lieux en Europe, au Japon et en Corée.